9 février 2024
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Simples d’accès et de plus en plus populaires, les Exchange Traded Funds ou ETF ont transformé la manière d’investir. Ces fonds, appelés aussi trackers, permettent notamment de répliquer la performance d’un indice, d’un panier d’actions, d’obligations, ou encore de matières premières. Comme tout autre placement collectif, ces fonds présentent des avantages et des risques, encore faut-il bien saisir leur fonctionnement et les points de vigilance associés, soulignent Joëlle Bohbot et Bertrand Schwab.
Présentés comme un véhicule « accessible » pour les investisseurs débutants, les ETF sont partis à la conquête du grand public ; pourtant, leur fonctionnement est souvent mal connu. Concrètement, un ETF est un fonds d’investissement émis par une société de gestion, qui a la particularité d’être coté en continu. Cela veut dire qu’il s’achète et se vend en Bourse comme une action, via un compte-titres ou un compte PEA, et son rôle est de répliquer l’évolution d’un indice. Il peut s’agir d’un des grands indices de marché mondiaux, comme le CAC 40 ou le Nasdaq, mais aussi d’indices ciblés sur une classe d’actifs, un secteur d’activité ou une zone géographique spécifique.
« En mettant ainsi à portée de portefeuille des marchés parfois difficiles d’accès, l’ETF est un outil adapté pour se diversifier, d’autant que les frais sont en général plus faibles que ceux des fonds traditionnels gérés activement. »
Joëlle Bohbot et Bertrand Schwab
Cette simplicité apparente ne doit toutefois pas empêcher un nécessaire travail de compréhension. Il existe en effet un nombre important d’ETF, et chaque indice possède ses propres caractéristiques, notamment en matière de classe d’actifs et de niveau de risque. « Il est par exemple possible d’investir sur l’or, les plus grandes entreprises mondiales, les obligations ou même les cryptomonnaies, illustrent les experts. Certaines gammes d’ETF comprennent aussi l’intervention d’un gérant pour ajuster la composition du panier par rapport à l’indice répliqué, par exemple pour supprimer un biais ou ajouter un critère, comme l’ESG. » Comprendre l’univers d’investissement et son risque constitue donc une première étape indispensable.
Il convient ensuite de s’intéresser à la structure en elle-même du fonds, car il existe des subtilités. La première concerne la méthode de réplication.
Elle peut être physique : l’ETF détient les actions de l’indice, ce qui permet une plus grande transparence ;
ou synthétique : la performance est reproduite via des produits dérivés. La seconde porte sur le traitement des dividendes. Avec les ETF capitalisants, les dividendes sont automatiquement réinvestis, tandis qu’avec les ETF distributeurs, les dividendes sont versés à l’épargnant.
Quelle que soit la formule choisie, il convient de vérifier la liquidité et la taille du fonds, pour garantir un achat et une revente plus aisés.
Les ETF s’intègrent très bien dans une stratégie d’épargne de long terme. Ils permettent de diversifier son portefeuille à des frais moins élevés, de lisser les fluctuations et d’investir sur un horizon de cinq à dix ans, tout en limitant les risques spécifiques des valeurs individuelles.
Mais, comme le rappellent les experts de la Caisse d’Epargne, « l’ETF n’est pas une martingale, mais un outil qui doit répondre à un besoin d’épargne et à un profil de risque ». Il faut ainsi garder à l’esprit qu’un ETF ne garantit pas le capital et peut entraîner des pertes de tout ou partie du capital investi, puisque sa valeur évolue comme l’indice qu’il suit.
« Simple d’accès ne veut pas dire sans risque » insistent Joëlle Bohbot et Bertrand Schwab.
Enfin, investir sur un ETF ne suffit pas à éliminer le risque de concentration, notamment sur des indices dominés par un petit nombre de valeurs. Avant d’investir, il est important de comprendre ce que vous achetez. Pour vous informer, lisez attentivement le Document d’informations clés* (DIC) du fonds et le prospectus de l’ETF. Vous y trouverez notamment des précisions sur les objectifs et la politique de gestion du fonds, sur le profil de risque et de rendement, sur les frais, etc.
Rédaction achevée le 10/01/2026.
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