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Investir dans l’économie réelle avec le private equity

Dans un contexte difficile, les entreprises non cotées ont besoin de fonds propres. Pour l’épargnant, le Private Equity est une façon concrète de les soutenir. 19,3 milliards d’euros ont été levés en 2019 pour accompagner 2 314 entreprises (Rapport annuel de France Invest). Décryptage d’une solution financière performante, de proximité, donnant du sens à son épargne.

Vous avez dit « Private Equity » ?

Les anglicismes rendent parfois compliqués des principes assez simples. C’est le cas du Private Equity, Capital-investissement en français. De quoi s’agit-il ? « Il s’agit d’apporter du financement aux entreprises non cotées, à tout stade de leur développement, explique Marion Gea, responsable de la Banque Privée Caisse d’Epargne. En pratique, on apporte des fonds propres à des entreprises françaises non cotées sur les marchés financiers, ce qui revient à entrer à leur capital. L’épargne est ainsi orientée pour financer l’économie réelle. » Voilà le cadre posé. Investir dans le Private Equity, c’est donc prendre part à la vie d’entreprises, le plus souvent dans un ancrage territorial marqué, avec des actifs tangibles et la création d’emplois à la clé. Plus connu sous la forme de FIP (fonds d’investissement de proximité) et FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation), ces véhicules favorables fiscalement permettent de soutenir des entreprises locales innovantes en phase de développement.

Trois types de soutien aux entreprises

Dans le détail, il existe trois typologies d’entreprises à aider financièrement. La première dite de « capital innovation » concerne les entreprises qui démarrent, les start-up en somme. Second segment, les entreprises déjà constituées, qui ont besoin de croître et font donc appel à un financement complémentaire, concernant surtout des PME et ETI régionales. Il s’agit là de « Capital développement ». « Le troisième axe porte sur la cession ou le rachat partiel ou total d’entreprises, via des financements Leverage Buy Out, souligne Marion Gea. Il s’agit alors de Capital Transmission, qui est le segment le plus dynamique du Private Equity, avec un niveau de risque moins élevé pour l’investisseur que celui sur le capital innovation et développement. » Cette nouvelle façon d’épargner séduit de plus en plus d’investisseurs privés, notamment des dirigeants d’entreprise en quête de financement cette fois, qui peuvent recourir aux structures régionales de capital-investissement de la Caisse d’Epargne.

Des modes d’investissement variés

Passons à la pratique. Pour celui qui veut investir dans le Private Equity, deux solutions émergent principalement. Soit en direct, via des plates-formes de financement participatif, dites de crowdfunding1. Soit au travers de fonds d’investissement spécialisés, disponibles dans certaines assurances vie ou accessibles dans des comptes-titres. Cette fois, une société de gestion professionnelle et aguerrie poursuit une stratégie d’investissement dans des entreprises, avec un cap défini et précisément suivi dans la durée. Aujourd’hui, la tendance est clairement à la démocratisation du capital investissement avec des tickets d’entrée abaissés, notamment dans le cadre de l’assurance vie. Depuis novembre 2019, les épargnants peuvent investir dans des FPCI (fonds professionnels de capital investissement) dans certains contrats, de manière limitée sauf à être averti.

Des performances au rendez-vous

Investir dans le Private Equity, c’est finalement donner un autre sens à son épargne. Par exemple soutenir le tissu industriel français en apportant des fonds propres à une PME opérant dans la métallurgie dans son département. Cette proximité est l’un des ressorts de ce marché. Reste le juge de paix de tout placement, sa performance. Sur ce terrain, les chiffres sont convaincants. Selon France Invest, la performance globale du Capital-investissement s’établit à 10,4 % en moyenne par an depuis son origine, qui date de 1987. Sur les dix dernières années, le taux moyen atteint 11,3 %, ce qui est supérieur à toutes les classes d’actifs, y compris les actions et l’immobilier2.

Un placement résolument de long terme

Pas de méprise toutefois, le Private Equity s’inscrit comme un élément de diversification de son épargne financière, mais de manière très mesurée, 5 à 10 % au plus. « Il faut en effet être conscient que ce placement ne comprend aucune garantie en capital, insiste Marion Gea. Investir dans des entreprises non cotées suppose aussi un engagement dans la durée, au minimum sur 5 ans, idéalement de 7 à 10 années, voire davantage pour des projets liés à des infrastructures. » Et pour cause, le Private Equity n’est pas aussi liquide que les marchés financiers. Pour un investissement en direct, il faut donc regarder de près les conditions de sortie. Et avec un fonds d’investissement, sauf cas de sortie anticipée prévue, il faut s’attendre à une immobilisation des capitaux sur plusieurs années. Les porteurs de parts pourront récupérer leur mise et les plus-values éventuelles quand le désinvestissement aura été achevé.

Investir dans des titres financiers comporte des risques liés à la fluctuation des marchés boursiers : ni le capital, ni le rendement ne sont garantis. Vous devez donc être prêt à accepter de perdre tout ou partie de l’épargne investie. Avant tout investissement, veuillez vous référer à la documentation précontractuelle et à la documentation règlementaire mise à disposition.
Communication à caractère promotionnel.
Rédaction achevée au 22/02/2021, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.

(1) Plus d’infos sur www.bpifrance-creation.fr

(2) Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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