La location meublée attire de plus en plus d’investisseurs immobiliers. Jugée plus rentable et plus souple que la location nue, elle bénéficie d’un cadre fiscal spécifique : les loyers perçus sont imposés dans la catégorie des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non dans la catégorie des revenus fonciers. Deux régimes sont proposés : le micro-BIC, simple et automatique sous certains seuils de recettes, et le régime réel, plus exigeant mais souvent plus avantageux fiscalement. Alors, comment faire le bon choix en 2025 ?
Un particulier qui loue un ou plusieurs logements meublés relève le plus souvent du statut LMNP (Loueur en meublé non professionnel).
La majorité des investisseurs locatifs ont un statut LMNP dans le cadre de leur activité.
Depuis la loi de Finances et les ajustements appliqués dès janvier 2025, la règlementation du micro-BIC a changé, notamment pour les meublés de tourisme.
| Type de location meublée | Seuil micro-BIC en 2025 | Abattement forfaitaire appliqué |
|---|---|---|
| Location meublée classique (LMNP longue durée) | 77 700 € | 50 % |
| Meublé de tourisme classé / chambre d’hôtes | 77 700 € (au lieu de 188 700 €) | 50 % (au lieu de 71 %) |
| Meublé de tourisme non classé (Airbnb, courte durée) | 15 000 € | 30 % |
Dans le détail :
Le régime micro-BIC présente un atout majeur : sa simplicité.
Cependant, les charges réelles (intérêts d’emprunt, travaux, amortissements, assurances, frais de gestion, etc.) ne peuvent pas être déduites. Dans les cas où elles dépassent l’abattement, le micro-BIC devient moins intéressant.
Autre possibilité pour le bailleur, opter pour une déclaration au régime réel. « Il permet de déduire toutes les dépenses engagées pour l’acquisition ou l’exploitation du bien immobilier. Il s’agit bien sûr des frais de notaire, des intérêts d’emprunt, des travaux d’entretien, des assurances, mais surtout, de l’amortissement comptable du bien. C’est l’élément clé qui rend très attractive la déclaration au réel. Attention, c’est un régime plus complexe. Nous conseillons vraiment le recours à un comptable ou de privilégier une solution “clé en main” via nos partenaires BPCE Solutions Immobilières et Isélection. »
Alors, quel régime choisir ? Le choix dépend de votre situation :
1. Montant des recettes locatives
2. Niveau des charges et des amortissements
Si vos charges dépassent l’abattement forfaitaire, le réel est presque toujours plus intéressant.
Dans les deux cas (micro ou réel), le bénéfice net obtenu sera soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (17,20 % en 2025).
3. Objectifs d’investissement
4. Tolérance à la complexité administrative
Seules des simulations personnalisées permettront de faire le meilleur choix sur un plan fiscal. Les professionnels considèrent en général le régime réel comme le plus intéressant, le revenu imposable étant toutes charges déduites plus faible. Vous l’avez compris, l’un des points clés du match est l’amortissement du bien (voir la simulation ci-dessous). Il permet dans le régime réel de réduire ou annuler la fiscalité d’une location meublée, puisque cela revient à déduire des recettes la valeur de son bien immobilier. Une fois l’amortissement terminé, le régime du micro-BIC reprend en général l’avantage.
M. X achète des appartements destinés à la location meublée classique (LMNP Longue Durée) pour un montant global de 1 000 000 €. Il en attend 40 000 € de loyers par an.
Dans cet exemple, le bailleur a intérêt à opter pour le régime réel tant que les amortissements et les charges d’amortissement sont significatifs. Si ce n’est pas le cas, il aura en revanche intérêt à opter pour le régime micro-BIC.
Enfin, les règles pour interdire la location de logements meublés touristiques dans une copropriété se durcissent avec la loi du 19 novembre 2024 :
Communication à caractère publicitaire et sans valeur contractuelle.
Rédaction achevée au 14/12/2017 et mise à jour le 24/09/2025, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.
Sources Tableau : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32744