15 décembre 2025
Le magazine en ligne de la Gestion Privée Caisse d’Epargne pour vous guider dans vos projets patrimoniaux.
Dans un couple, la gestion du patrimoine est un enjeu majeur, quel que soit l’âge ou la génération. Souvent sensible, parfois taboue, elle se trouve pourtant au cœur des grandes décisions familiales : choix du régime matrimonial, acquisition de biens, protection du conjoint, transmission aux enfants, mais aussi séparation ou décès. Organiser (ou ne pas organiser) son patrimoine à deux peut influencer durablement l’avenir du couple et plus largement de toute la famille.
Dans cette table ronde en ligne, nos expertes vous donnent leurs conseils pour bâtir une stratégie patrimoniale adaptée à votre famille, afin de vous aider à vous poser les bonnes questions avant toute décision-clé.
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Fixez, par exemple, un rendez-vous trimestriel dans un cadre agréable (apéro, café, dîner). À l’ordre du jour : budget du foyer, revenus, objectifs, projets (vacances, achat, retraite). Décidez ensemble, notez les actions et les responsabilités de chacun. Ajoutez vos numéros clés : notaire, banquier, assureur, avocat. En cas de blocage, faites intervenir un professionnel pour apaiser et clarifier la discussion.
Le schéma recommandé est le suivant : un compte commun pour les charges du foyer, et un compte personnel pour chacun. Le compte commun simplifie la gestion ; les comptes personnels préservent l’intimité et la capacité d’action. En cas de décès, les comptes du défunt sont gelés : le compte personnel évite la paralysie. Cette organisation aide aussi en cas de séparation et favorise une gestion plus sereine.
La loi ne protège pas automatiquement les concubins, il faut mettre en place des dispositifs spécifiques. Outils utiles : testaments, conventions, assurances vie avec clauses adaptées, etc. Le mariage reste le cadre le plus protecteur ; un Pacs peut aussi offrir un bon niveau d’encadrement. En cas de tensions, faites intervenir un notaire ou un banquier. L’anticipation évite l’indivision subie et les blocages.
Elle doit permettre de couvrir entre trois et six mois de dépenses courantes. Cette épargne peut être retirée à tout moment sans imposition, lorsqu’elle est placée sur un Livret A ou Livret de Développement Durable et Solidaire. L’objectif n’est pas de bénéficier d’un rendement important mais de pouvoir palier à tout moment à l’imprévu
(ex : remplacement d’électroménager, réparation véhicule, etc.) sans difficulté et sans avoir à déstructurer des investissements de plus long terme.
Si vous ne souhaitez pas vous pacser ou vous marier mais que vous faites un testament, il y aura alors 60 % de droits de succession. C’est pourquoi un notaire conseille a minima de vous pacser et, dans un testament, de léguer au moins l’usufruit de la résidence principale à votre compagnon ou compagne.
Rédigez une clause claire qui identifie précisément vos bénéficiaires et reflète vos objectifs de protection. Mettez-la à jour lors des événements importants (mariage, naissance, recomposition familiale, séparation). L’assurance vie est un outil souple de transmission et peut aider à financer les droits de succession. En famille recomposée, la précision de la clause limite les conflits. Faites valider vos choix par votre banquier et votre notaire.
Non, il n’est pas automatiquement bloqué. Le conjoint survivant peut continuer à l’utiliser, mais la moitié du solde au jour du décès est intégrée à la succession. Des restrictions peuvent toutefois intervenir dans le cadre du règlement successoral.
Non, pour un enfant de 9 ans, privilégiez un compte-titres au nom du mineur (avec représentation légale) ou un Plan d’Épargne Avenir Climat. Le PEA Jeune ne peut s’ouvrir qu’à partir de 18 ans.
Cette forme de donation consiste à attribuer des biens à chacun des enfants de son vivant. A condition que chaque enfant reçoive un bien, les valeurs sont figées lors de la donation et il n’y aura pas lieu de procéder à ce rapport à la succession. Elle peut porter sur des biens communs (on parle alors de donation-partage conjonctive), sur des biens ayant appartenu au conjoint décédé (donation-partage cumulative). La donation-partage peut également avoir lieu au sein d’une famille recomposée, à condition que les donateurs soient mariés. Elle peut être égalitaire ou inégalitaire entre les héritiers, et cette inégalité peut être compensée par une soulte le cas échéant, selon le souhait du donateur. La donation-partage consiste en une donation contenant un partage des biens donnés entre les bénéficiaires, elle nécessite donc une pluralité de biens.
À chaque étape importante de la vie : avant un Pacs ou un mariage, lors de l’acquisition d’un bien, en cas de recomposition familiale, lors d’une transmission ou d’un décès, avant un second mariage, ou en cas de changement patrimonial significatif. Le maître-mot : anticiper.
Vous êtes nombreux à poser des questions à nos experts durant nos webinaires. Nous avons sélectionné les plus fréquentes et vous apportons les réponses ici pour que vous puissiez retrouver plus rapidement nos conseils. Bonne lecture.