Gestion privée – Caisse d’Epargne Gestion privée – Caisse d’Epargne Rendez-vous ?

Le magazine en ligne de la Gestion Privée Caisse d’Epargne pour vous guider dans vos projets patrimoniaux.

Rendez-vous ?
À Lire - Epargne Financière
4 min
99 avis

Plan d’épargne retraite : des atouts à découvrir

L’épargne retraite n’est pas toujours bien appréciée. À bien y regarder, le nouveau Plan d’épargne retraite (PER) est pourtant un outil prometteur pour les actifs. « Cette formule est plus souple dans son fonctionnement que les anciennes solutions d’épargne retraite existantes et profite d’avantages fiscaux significatifs, ce qui en fait un produit adapté à l’horizon retraite », résume Cécile Saulnier, experte assurance vie à la Caisse d’Epargne. Le point sur son fonctionnement.

Parmi d’autres placements, pourquoi ouvrir un PER pour ma retraite ?

D’abord, pour clarifier la gestion de son patrimoine. La préparation d’un complément de retraite est nécessaire à tous, autant y consacrer une enveloppe dédiée. Avec un PER, on prend résolument un cap « retraite ». Ensuite, la gestion de l’épargne va s’inscrire en adéquation avec un horizon de temps, en l’occurrence votre date probable de départ en retraite. Dans un PER, le principe est celui de la gestion pilotée dans laquelle votre capital sera progressivement sécurisé à mesure que vous approchez de l’âge de la retraite. Les épargnants avertis qui le souhaitent peuvent toutefois opter pour une gestion libre. Ils devront alors veiller à effectuer la sécurisation de leurs avoirs à l’approche de la retraite. Enfin, le PER est un produit assoupli par rapport aux formules d’épargne retraite passées. Évolution majeure, il sera possible une fois à la retraite de récupérer son épargne sous forme d’un capital, en une ou plusieurs fois, ou encore sous forme de rente viagère avec des options de réversion ou annuités garanties possibles. Voire de combiner les deux solutions.

Les avantages fiscaux du PER sont-ils si convaincants ?

Oui, à triple titre. Un, les versements effectués dans un PER sont déductibles de votre revenu imposable, ce qui engendrera une baisse de votre impôt sur le revenu dès l’année suivante. Deux, les plafonds de déduction sont élevés, jusqu’à 10 % de vos revenus de l’année précédente (limités à 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale), auxquels peut s’ajouter la possibilité d’optimiser l’enveloppe fiscale de déduction : celle du foyer fiscal et celle non utilisée les 3 années précédentes. Trois, plus votre tranche marginale d’imposition est élevée, plus l’économie d’impôt réalisée le sera aussi. Exemple : vous versez 10 000 € dans un PER. Si votre taux marginal d’imposition (TMI) est de 30 %, vous bénéficierez d’une baisse d’impôt de 3 000 €. De 4 100 € avec un TMI à 41 %, de 4 500 € à 45 %. Attention, à la sortie du PER, si vous avez choisi la déductibilité à l’entrée, le capital comme la rente seront fiscalisés1. Mais il est probable qu’à ce moment-là, votre dernière tranche d’imposition soit moins forte qu’aujourd’hui. Vous pourrez aussi fractionner le retrait de votre argent sur plusieurs années pour limiter l’imposition. Le choix de la déductibilité doit être réalisé après une analyse précise de votre situation.

En cours de route, mon épargne est-elle bloquée ?

Oui, par principe, puisque le PER est destiné à se constituer un capital pour sa retraite. En pratique, il existe de nombreuses situations pour lesquelles vous pourrez récupérer votre épargne. Certains gros coups durs de la vie ouvrent droit à cette possibilité : le décès du conjoint ou du partenaire de Pacs, l’invalidité du titulaire du plan ou de son conjoint (ou partenaire de Pacs) ou d’un enfant à charge, le surendettement du titulaire, l’expiration des droits au chômage, ou encore la cessation d’activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire. Le capital pourra alors être récupéré en exonération d’impôt sur le revenu, les plus-values n’étant quant à elles soumises qu’aux prélèvements sociaux. Mais le PER – c’est une autre évolution forte par rapport aux produits retraite existants – permet aussi de récupérer son épargne à tout moment pour financer l’achat de sa résidence principale. Dans ce cas, le capital sera soumis à l’impôt sur le revenu et les plus-values, au choix, au prélèvement forfaitaire unique, actuellement de 30 % (sauf option pour le barème progressif), ou à l’impôt sur le revenu.

En cas de décès ? Le capital accumulé ne sera pas perdu mais restitué au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) dans le contrat, le régime fiscal dépendant de l’âge du titulaire au moment du décès.

Faut-il choisir entre PER et assurance vie pour sa retraite ?

Non, ces deux enveloppes sont complémentaires. L’assurance vie est sans conteste la première pièce pour construire son patrimoine financier, permettant de mener différents projets en conservant la disponibilité de son épargne. Pour la retraite, le PER a l’avantage d’être un produit dédié avec un cadre fiscal incitatif pour les personnes imposées sur le revenu dans les tranches à 30 %, 41 % ou 45 %. Vous avez même tout intérêt à combiner les deux formules en capitalisant sur la déduction fiscale du PER. Illustration : vous épargnez dans un PER et reversez l’économie d’impôt réalisée dans votre assurance vie, ce qui vous permet de construire une épargne disponible en parallèle. D’une pierre deux coups, en somme.

Communication à caractère publicitaire.
Rédaction achevée au 26/01/21, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.

(1) Pour une sortie en capital, la somme sera soumise à l’impôt sur le revenu et les plus-values, au choix au Prélèvement forfaitaire unique (PFU, 30 % actuellement) ou à l’impôt sur le revenu. Pour une rente viagère, elle sera imposable comme une pension de retraite.

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?

Vous avez noté cet article.

ARTICLES SIMILAIRES