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Comment protéger son portefeuille de l’inflation ?

De la crise sanitaire à la guerre en Ukraine, la production et l’approvisionnement ont été durablement mis à mal, contribuant à une forte reprise de l’inflation. Un changement de paradigme majeur pour les investisseurs, après plus d’une décennie de relative stabilité des prix. Cela n’est pas sans conséquence sur les marchés financiers et demande une réactivité accrue pour ajuster les portefeuilles. Analyse de Mabrouk Chetouane, Head of Global Strategy chez Natixis IM.

Des États-Unis à l’Europe, les pays occidentaux semblent tous faire face au même phénomène : une reprise forte de l’inflation. « Il faut cependant comprendre qu’aux États-Unis, cette inflation est essentiellement expliquée par la progression des prix dits sous-jacents, autrement dit par la hausse des prix des véhicules, du logement et des services de santé. En Europe, en revanche, 63 % de la contribution à l’inflation provient de facteurs volatils, comme les prix de l’énergie et de l’alimentation », explique Mabrouk Chetouane, Head of Global Strategy chez Natixis IM. Autre différence majeure, la progression des salaires, comprise entre 5 % et 6 % au cours des derniers mois aux États-Unis, tandis que les fiches de paie européennes progressent à un rythme bien plus modéré.

Allocation : un indispensable ajustement

Cette différence entre les situations américaine et européenne n’est pas sans effet sur le marché actions. Mieux vaut ainsi privilégier les marchés américains, qui seront touchés moins durement et ont, de plus, démontré leur robustesse face aux chocs. À ce biais géographique doit se conjuguer une réflexion en matière d’allocation sectorielle. « Depuis le début de la crise, les secteurs de l’énergie et des ressources de base se tiennent bien. Celui de la consommation, sans surprise, est à la peine. En revanche, on aurait pu croire que le secteur bancaire profiterait d’une remontée des taux, mais nous observons que cela ne sera pas le cas. Il demeure très sensible aux incertitudes géopolitiques, notamment en Europe », analyse Mabrouk Chetouane.
Ces pressions haussières sur les taux affecteront le segment obligataire. Les experts de Natixis IM estiment que la Fed remontera ses taux de 50 points de base lors de ses deux prochaines réunions, ce qui devrait continuer de tirer les taux de la zone euro à la hausse. De quoi conduire Mabrouk Chetouane et ses collaborateurs à rester à l’écart du segment obligataire, notamment des obligations d’entreprise à haut rendement et de qualité (high yield et investment grade). « Certains actifs offrent une protection naturelle contre l’inflation, comme les obligations break-even1par exemple. Ils sont donc à privilégier lors de poussées inflationnistes. »

Patience et sécurité

Face à la volatilité des marchés qui pourrait s’accroître, alors que s’ouvre la saison des résultats trimestriels, il peut être judicieux de sécuriser une partie des bénéfices, notamment pour les investisseurs qui ont opté pour une gestion libre. « Ils peuvent ensuite rester en cash, avant de réinvestir sur les marchés, ou sur des positions moins volatiles. » Des décisions qui peuvent être confiées à un professionnel, dans le cadre de la gestion déléguée. Il adapte le portefeuille en fonction des contraintes de risque du marché, ainsi que du profil et des objectifs de l’investisseur. Toutes les informations sur la gestion déléguée sont disponibles dans cette vidéo.

Rédaction achevée au 03/05/2022, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.
Communication à caractère promotionnel.

(1) Il s’agit d’obligations indexées sur l’inflation.

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