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Bourse et retraite
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Et si vous pensiez Bourse pour préparer votre future retraite ?

Se constituer un complément de retraite individuel par l’épargne, chacun y consent. Reste à savoir comment. L’investissement sur les marchés actions est, sur la durée, la solution la plus efficace pour son épargne retraite, en contrepartie d’un risque de perte en capital. Explications avec Carine Bassiny, Ingénieur patrimonial Gestion Privée à la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes.

Retraite : établir un plan d’action

Plus des deux tiers des Français estiment que sans réforme, le système de retraite sera d’ici quelques années menacé de faillite1. De toute évidence, avec un rapport démographique de seulement 1,4 cotisant par retraité aujourd’hui, le taux de remplacement va poursuivre sa chute, notamment chez les cadres et travailleurs non salariés2. D’où l’importance d’agir sans tarder pour sa future retraite. « Il faut au préalable s’interroger sur ses objectifs, par exemple l’âge de départ souhaité, et par ricochet sur ses besoins futurs pour sa vie post-professionnelle, appuie Carine Bassiny. Ensuite, son profil d’épargnant, son âge, et sa capacité à supporter des pertes potentielles sur son investissement, sont des éléments majeurs pour déterminer la stratégie d’épargne. »

La Bourse, performante malgré les soubresauts

Le décor posé, passons aux solutions. Il faut écarter les placements financiers garantis aux rentabilités actuellement assez faibles. Bien que protéiforme, l’investissement immobilier peut s’avérer lourd et contraignant à mettre en place pour certains épargnants. C’est donc du côté des marchés financiers, et notamment des actions, qu’il est recommandé de se tourner. Bien sûr, investir en Bourse revient à prendre des risques sur son épargne et à peut-être affronter de violents décrochages sur les marchés. Mais sur le long terme, il s’agit du placement le plus rentable. Exemple : le taux de rendement interne des actions françaises aura été de 13,1 % en moyenne chaque année sur la période 1979-20193.

L’impact de la performance
En versant 300 € par mois pendant 20 ans sur un placement rapportant 1 %, le capital sera au bout de 79 631 € (72 000 € versés et 7 631 € d’intérêts). Avec une performance de 5 % annuelle, il sera de 109 153 € (72 000 € versés et 37 153 € d’intérêts). Avec une performance de 8 % annuelle, de 170 700 € (72 000 € versés et 98 700 € d’intérêts). CQFD.

Le principe de base : investir régulièrement

Il faut s’entendre sur les mots : la Bourse n’est pas un casino. « En achetant des actions, on mise avant tout sur des entreprises, sur leurs perspectives de développement à moyen et long terme, que ce soit en direct ou via des fonds d’investissement (Sicav, FCP), rappelle Carine Bassiny. Investir en Bourse demande ensuite de la patience, du sang-froid et le respect d’un certain nombre de règles. La première est d’investir de manière régulière sur les marchés actions plutôt que d’y mettre une grosse somme d’un coup, sauf à savoir attendre une opportunité comme un krach financier. Je lisse ainsi le prix d’achat des titres dans le temps, l’idéal étant de programmer un versement mensuel depuis son compte bancaire. »

Savoir sécuriser son capital

Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Cet adage s’applique parfaitement à l’investissement en Bourse. Ce qui signifie qu’il faut aussi savoir prendre ses plus-values de temps à autre, et plus encore à l’approche du départ en retraite, par des arbitrages sur des solutions financières moins risquées. À noter : la gestion à horizon, essentiellement promue dans le PER, inclut de manière automatique la sécurisation du capital à mesure que la retraite approche. Cette sécurisation progressive est calculée automatiquement selon la durée de votre contrat jusqu’à votre retraite : vous n’avez pas besoin de vous en occuper.

Le choix de l’enveloppe financière
Première possibilité, le recours au compte-titres. Son avantage : il donne accès à tous les marchés actions, y compris internationaux. Bémol : les plus-values réalisées à l’occasion des arbitrages sont soumises à l’impôt. Le Plan d’épargne en actions (PEA) est une enveloppe fiscale attractive, dont le fonctionnement est aujourd’hui plus souple que par le passé (possibilités de retrait dès la 5e année tout en continuant à y effectuer des versements dans la limite de 150 000 €). Au-delà de 5 ans, les gains réalisés sur le PEA sont exonérés d’impôt sur le revenu (les prélèvements sociaux restent dus au taux de 17,2 %) ; il est également possible de sortir en rente viagère exonérée d’impôt sur le revenu à partir de 5 ans (hors prélèvements sociaux). Sa limite ? On n’y trouve que des titres européens. Troisième solution : l’assurance vie. Cette fois, on pourra investir via des OPC (Sicav ou FCP), qui sont des corbeilles d’actions sélectionnées par des sociétés de gestion expertes. Cette enveloppe très souple dans son fonctionnement paraît incontournable pour gérer son patrimoine, de la retraite à la transmission, avec une fiscalité avantageuse. Enfin, on pourra aussi investir dans le Plan d’épargne retraite (PER), qui dispose d’un avantage fiscal à l’entrée (versements déductibles dans certaines limites de l’assiette de l’impôt sur le revenu, sauf option contraire). Un cadre intéressant, instaurant une discipline d’épargne retraite, mais avec toutefois le blocage du capital pendant la vie active (sauf cas spécifiques) et l’imposition des capitaux en sortie (sauf option pour la non-déductibilité des versements). « Il faudra choisir l’enveloppe financière d’investissement selon les secteurs géographiques et le type de supports qu’on privilégie, chaque produit ayant des spécificités, conclut Carine Bassiny. Rien n’empêche toutefois d’en utiliser plusieurs en parallèle, en fonction de ses moyens. »

Rédaction achevée au 20/12/2021, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires en vigueur.

(1) 64 % précisément, selon l’enquête 2021 du Cercle de l’Epargne. Une part qui monte à 69 % chez les jeunes.

(2) Le taux de remplacement est le rapport entre sa première pension de retraite et son dernier revenu d’activité.

(3) Étude de l’IEIF (Institut de l’épargne immobilière et foncière). Le taux de rendement interne inclut la hausse des cours et les dividendes perçus.

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