Gestion privée – Caisse d’Epargne Gestion privée – Caisse d’Epargne Rendez-vous ?

Le magazine en ligne de la Gestion Privée Caisse d’Epargne pour vous guider dans vos projets patrimoniaux.

Rendez-vous ?
Loi de finances 2022
À Lire - Fiscalité
4 min
3893 avis

Déclaration des revenus 2021 : ces situations qui méritent votre attention !

Sans surprise en cette année électorale, la déclaration des revenus 2021 ne comporte pas de modifications importantes par rapport à l’année dernière. Toutefois, certains points méritent une attention toute particulière, notamment si vous vous trouvez dans l’une des situations présentées.

Avant tout, le calendrier

La date d’ouverture du service de déclaration de vos revenus est fixée au 7 avril 2022 et la date limite de déclaration en ligne varie selon votre département de résidence :
• le 24 mai 2022 pour les départements n° 01 à 19, ainsi que les non-résidents ;
• le 31 mai 2022 pour les départements n° 20 à 54, y compris les départements corses ;
• le 8 juin 2022 pour les départements n° 55 et suivants.
En cas de déclaration papier, la date limite est le 19 mai 2022.

1. Vous avez perçu des revenus exceptionnels ? Du changement sur l’application du système du quotient

Si vous avez bénéficié de revenus exceptionnels en 2021 ou de revenus qui se rapportent à des activités exercées l’année précédente ou plusieurs années auparavant (rappels de salaire par exemple), vous êtes peut-être éligible au système du quotient : celui-ci vous permet de ne pas subir une hausse trop importante de votre taux d’imposition, en raison de la perception de ces revenus.
Cette année, les modalités d’application du système du quotient changent : pour vos revenus 2021 à soumettre au quotient, vous ne pouvez plus tenir compte de vos revenus déficitaires (moins-values, déficits fonciers, etc.). Dorénavant, si vous avez un revenu déficitaire, il s’impute sur votre revenu exceptionnel AVANT l’application du système du quotient.
Avant 2021, l’imputation des déficits s’effectuait APRÈS l’application du système du quotient et pouvait avoir pour effet de supprimer en totalité l’impôt sur le revenu en présence de déficits ou de moins-values importants.
Retrouvez ici notre article explicatif sur le système du quotient.

2. Vous êtes salarié ? Quelle option pour vos frais professionnels ?

Si vous êtes salarié, votre salaire imposable est obtenu après une déduction de frais professionnels : soit pour un montant forfaitaire égal à 10 % de votre rémunération, soit pour le montant réel de vos frais. Sans action de votre part, c’est la déduction forfaitaire de 10 % qui s’applique et elle est à minima égale à 448 € et plafonnée à 12 829 €. Dès lors que vos frais sont supérieurs à ce forfait, vous avez tout intérêt à opter pour la déduction réelle des frais, qui elle n’est pas plafonnée.
Attention, si vous optez pour les frais réels, vos frais doivent avoir un lien avec votre activité professionnelle, avoir été payés en 2021 et surtout être justifiés. Vous devez ainsi conserver « des preuves » de vos frais (tickets de caisse détaillés, billets de train, factures, etc.).
Par ailleurs, l’option pour la déduction réelle des frais est individuelle : si vous êtes mariés ou pacsés, chacun des membres du couple peut choisir le système qui lui est le plus intéressant.
Quels frais peut-on déduire ? La liste est longue : vos frais de transport professionnel, de repas, de déplacement professionnel, de formation, et d’équipements professionnels (matériel informatique, habillement indispensable à l’exercice de l’activité, etc.).
À noter : le barème kilométrique applicable à vos kilomètres effectués en 2021 a été revalorisé de 10 % pour faire face à la hausse des prix des carburants ! Pour les véhicules électriques, le montant des frais de déplacement est majoré de 20 %.
Et pour le télétravail ? Comme l’an dernier, les frais liés au télétravail sont déductibles de votre salaire si vous optez pour la déduction des frais réels, à condition de ne pas avoir perçu d’allocations de la part de votre employeur. Si tel est le cas, vos frais ne sont pas déductibles.

3. Focus entreprise

Vous relevez du régime micro-BIC ? Du changement sur les délais d’option pour le régime réel
Grande nouveauté cette année : si vous relevez du régime micro d’imposition pour vos BIC (bénéfices industriels et commerciaux), et si vous souhaitez opter pour un régime réel d’imposition, vous pourrez notifier votre option jusqu’à la date limite de dépôt de votre déclaration de revenus. Ainsi, pour le régime applicable à vos BIC perçus en 2022 vous pouvez opter jusqu’au mois de mai/juin 2022. Auparavant, votre option aurait dû être notifiée avant le 1er février 2022.
Le régime réel BIC d’imposition : ça change quoi ?
Si aujourd’hui le chiffre d’affaires de votre entreprise n’excède pas 176 200 € HT (si vous faites de la vente de marchandises) ou 72 600 € HT (si vous réalisez des prestations de services), vous êtes alors soumis au régime micro-BIC et votre revenu est diminué d’un abattement forfaitaire de 71 % ou 50 % avant d’être imposé. En optant pour le régime réel, vous pourrez déduire le montant réel de vos charges et non un forfait.

Si le montant de vos charges réelles est supérieur à l’abattement forfaitaire, il est plus favorable d’opter pour le régime réel, il permet d’avoir un revenu imposable plus faible ou éventuellement créer un déficit.

Vous faites de la location meublée ? Vous êtes aussi concerné par cette nouveauté
Si vous effectuez de la location meublée, vous êtes aussi concerné par ces nouveaux délais. En optant pour le réel, vous pourrez déduire de vos recettes les intérêts de votre emprunt, les travaux d’entretien, les réparations courantes, les charges d’amortissement sur votre bien immobilier et de votre mobilier. Les revenus générés par vos locations seront ainsi faiblement imposés puisque diminués de ces charges.
Ne ratez pas le coche pour opter pour ce régime d’imposition !

Vous avez vendu votre entreprise individuelle en 2021 ? Vous bénéficiez peut-être d’un régime de faveur !
Si vous êtes entrepreneur individuel, c’est-à-dire si vous exercez votre activité professionnelle en nom propre et sans le recours à une structure sociétaire (SARL, SAS, etc.), vous bénéficiez d’un régime particulier en cas de vente de votre entreprise : le régime des plus-values professionnelles. Ce régime comporte des modalités de calcul et d’imposition particulières. Au-delà de ses spécificités, il existe des dispositifs fiscaux avantageux permettant de diminuer l’imposition de votre gain lié à la vente de votre entreprise.
Si vous avez vendu votre entreprise individuelle en 2021, vous pouvez bénéficier d’une exonération totale de votre gain si la valeur de votre entreprise était inférieure à 500 000 €, ou d’une exonération partielle si elle était comprise entre 500 000 € et 1 000 000 €. Avant 2021, vous ne pouviez être exonéré totalement que si la valeur de votre entreprise était inférieure à 300 000 €. C’est plutôt une bonne nouvelle si vous dépassiez ce seuil !
Rapprochez-vous de votre conseiller pour connaître l’ensemble des conditions permettant le bénéfice de cette exonération.

Rédaction achevée au 04/04/2022 par Fidroit, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.
Communication à caractère promotionnel.

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?

Vous avez noté cet article.

ARTICLES SIMILAIRES