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Comment adapter son assurance vie à ses objectifs ?

Avant de souscrire un contrat d’assurance vie, il est important de déterminer l’objectif poursuivi. S’agit-il de se constituer un capital, des revenus pour la retraite ou de le transmettre à ses héritiers ? Selon vos besoins, exigences, objectifs d'investissement, votre situation financière, votre tolérance au risque ou encore votre connaissance et expertise en matière financière, la gestion du contrat pourra sensiblement varier. Explication avec Franck Delaunay, Chargé d’Affaires Gestion Privée, à la Caisse d’Epargne Normandie.

Je me constitue un capital pour un achat immobilier

Très accessible avec quelques centaines d’euros au départ, puis avec des versements programmés adaptés à sa capacité d’épargne, l’assurance vie permet de se constituer un pécule qui, une fois passé le cap fiscal des 8 ans, pourra servir d’apport à un premier achat immobilier. En plus du fonds en euros, qui offre une garantie sur le capital et les intérêts acquis, l’épargnant pourra affecter une partie de ses versements sur d’autres fonds plus risqués en termes de perte en capital (actions, obligations, etc.) mais susceptibles de renforcer son épargne1. « Par exemple, pour un profil équilibré, on peut partir sur une répartition 50/50 (fonds euros/unités de compte), et sécuriser progressivement ses potentielles plus-values sur le fonds en euros pour récupérer son capital à l’échéance choisie, indique Franck Delaunay. Mais tout dépend bien sûr de l’horizon de placement et du niveau de fluctuations que l’on est prêt à accepter, à la hausse comme à la baisse. » Un savant dosage à définir avec son conseiller.

J’aurai besoin d’un revenu pour compléter ma retraite

Cette fois, ce n’est plus d’un capital dont on a besoin, mais d’un complément de retraite. Là encore, l’assurance vie peut remplir cette mission. Un contrat spécifique peut même être dédié à cet objectif, en y faisant des versements programmés, mensuels par exemple, déterminés en fonction de votre capacité d’épargne. « La règle d’or est de procéder à des versements réguliers sur des supports dynamiques, principalement investis en actions et de sécuriser sur le fonds en euros les potentielles plus-values obtenues grâce à l’option de sécurisation des plus-values à partir d’un certain seuil, généralement 3 % », rappelle Franck Delaunay.
Compte tenu de l’horizon de placement qui est plus long, nous pourrions nous orienter vers des unités de compte en intégrant, par exemple, des SCPI de rendement qui sont généralement plus rémunératrices (mais plus risquées) que le fonds en euros. Cela permet également de diversifier notre investissement vers du patrimoine immobilier professionnel (bureaux, commerces, etc.).
Une fois retraité, vous pourrez faire des retraits réguliers comme compléments de revenu, en bénéficiant de la fiscalité favorable de l’assurance vie après 8 ans2.

Je veux transmettre mon épargne à mes enfants

C’est l’autre atout de l’assurance vie : pouvoir transmettre des sommes importantes aux bénéficiaires du contrat, hors succession et avec une fiscalité particulière. Votre conjoint ou partenaire de PACS est totalement exonéré de toute imposition sur les fonds qu’il recevra dans le cadre de ce contrat. Les autres bénéficiaires, enfants, frères ou sœurs, parents éloignés, etc., peuvent recevoir jusqu’à 152 500 € chacun sans imposition sur les versements effectués avant 70 ans (30 500 € tous bénéficiaires confondus après 70 ans). Pour optimiser ces atouts, il peut être judicieux, par exemple, d’attribuer à ses enfants le bénéfice d’un contrat constitué avant 70 ans, et de réserver à son conjoint un autre contrat ayant fait l’objet de versements après cet âge. « Dans tous les cas, précise Franck Delaunay, on a intérêt à charger le plus possible son contrat avant 70 ans. »
À noter : vérifiez si votre contrat prévoit une garantie plancher en cas de décès, qui permet aux héritiers de récupérer à minima les sommes investies (hors droits d’entrée) et ce jusqu’à 85 ans. Ainsi, en cas de décès, les héritiers ne peuvent subir les aléas boursiers. Même si le souscripteur subit une perte au moment du décès, les bénéficiaires ne la subiront pas.

Ne fermez pas votre contrat !
Après 8 ans, même utilisé en grande partie pour un investissement immobilier, votre contrat d’assurance vie reste fiscalement très intéressant pour y placer votre épargne et effectuer des retraits. Conservez-le !

Communication à caractère publicitaire.
Rédaction achevée au 26/01/2021, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.

(1) Les contrats multisupports présentent un risque de perte en capital. Les montants investis sur des supports en unités de compte sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse.

(2) Dans les limites et conditions de la règlementation fiscale en vigueur.

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