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Comment épargner « responsable » avec l’assurance vie ?

Six Français sur dix déclarent accorder une place importante aux impacts environnementaux et sociaux de leur épargne. Une position encore plus marquée chez les moins de 35 ans, qui souhaitent l'orienter vers les énergies renouvelables, les transports décarbonés ou encore les cultures bios et locales. Cette aspiration à une finance durable peut trouver réponse dans l’assurance vie. Explications.

L’assurance vie, un outil tout terrain

Au préalable, rappelons quelques fondamentaux sur l’assurance vie. Sa souplesse de fonctionnement, caractérisée par des versements et retraits libres, non plafonnés, en fait un produit financier capable de s’adapter à tout type de projets. Les épargnants, du plus prudent au plus dynamique, peuvent ainsi y trouver matière pour construire, gérer ou transmettre un capital, le tout dans un cadre fiscal attractif. Voilà pour l’enveloppe. C’est dans le contenu financier de l’assurance vie – fonds en euros et unités de compte – que vont ensuite émerger des solutions pour épargner de manière plus « responsable ».

Ce qu’exige la loi

Première obligation : toute assurance vie multisupport doit désormais inclure au moins une unité de compte labellisée ISR (Investissement socialement responsable), une autre Greenfin (transition énergétique), et une troisième Finansol (finance solidaire). Ces labels sont des boussoles pour les épargnants, leur permettant de repérer les solutions financières engagées sur le terrain de la finance « responsable », à l’instar des labels bio dans l’alimentaire. Autre exigence légale : l’assureur est désormais tenu d’indiquer le pourcentage d’unités de compte labellisées présentes dans tout contrat proposé. Ce cadre est évolutif au gré des réglementations européennes, dont il faut aussi prendre connaissance (voir notre article questions / réponses sur l’investissement responsable). Notons enfin que depuis août 2022, les conseillers bancaires doivent interroger leurs clients pour connaître leurs préférences en matière d’investissement « responsable ». Un questionnement qui sera généralisé à l’ensemble des acteurs financiers en 2023.

Du choix pour investir « responsable »

Passons maintenant au mode pratique. L’épargnant doit d’abord se renseigner sur l’offre d’unités de compte labellisées ISR ou autre présente dans son contrat. Plus cette part est importante, plus le choix est bien sûr étendu. Le réseau Caisse d’Epargne est engagé historiquement et va bien au-delà des exigences légales en la matière avec une offre élargie de supports durables. En pratique, tout détenteur d’un contrat pourra investir sur ce type de support, mais aussi, ne l’oublions pas, y transférer tout ou partie de son capital géré via un arbitrage. Pour agir, vous pourrez également vous porter sur des thématiques liées à la finance « responsable », comme l’eau, le climat ou l’emploi par exemple. Avantage de cette formule : vous comprenez rapidement sur quoi vont agir vos investissements. Un rappel toutefois, les unités de compte présentent un risque de perte en capital. A contrario, le fonds en euros inclus dans chaque assurance vie vient protéger votre épargne. Là aussi, la finance « responsable » y gagne du terrain. Aux manettes, les compagnies d’assurances consacrent désormais une part croissante de leurs investissements sur des actifs « responsables », par exemple ayant un impact positif sur le climat.

Un horizon de placement à moyen-long terme

Reste une raison majeure d’investir « responsable » dans son assurance vie : le temps. Les professionnels parlent eux de l’horizon de placement. Afin de bénéficier de ses avantages fiscaux, l’assurance vie se conserve au moins huit années, souvent davantage, même si rien ne vous y contraint. Cette temporalité est particulièrement adaptée à l’investissement responsable ou éthique, qu’il s’agisse de transformation verte des entreprises, d’enjeux sociaux et solidaires, ou de secteurs d’avenir comme les énergies renouvelables, qui sont des projets de moyen-long terme, s’intégrant très bien dans l’enveloppe assurance vie. Cet investissement dans la durée prendra par exemple toute sa pertinence dans une épargne longue en vue de sa retraite, ce que permet l’assurance vie, voire un produit proche, le Plan d’épargne retraite (lire notre article Epargne retraite et gestion responsable, un duo gagnant). A l’inverse, investir « responsable » ne consistera pas à se constituer une épargne de précaution de court terme, ni à spéculer en Bourse.

La diversification pour mot d’ordre

Si tout est mis en œuvre pour permettre de participer à cet élan vers une finance plus « responsable », chacun doit toutefois rester cohérent avec son profil d’épargnant, qui va dépendre de ses connaissances financières, de sa situation familiale et patrimoniale, de son âge ou encore de son tempérament. Dès lors, si vous êtes plutôt prudent, la part d’unités de compte devra être limitée, souvent autour de 40 %, le solde étant placé sur le fonds en euros. Tout aussi importante sera la diversification de ses investissements, qui reste la meilleure protection du patrimoine sur la durée, finance « responsable » ou pas. En gestion libre, Dans le cadre d’une gestion déléguée ou sous mandat, cette exigence de diversification reviendra à la société de gestion experte. En gestion libre, c’est à l’épargnant de choisir la proportion d’unités de compte « durables » sur lesquelles investir (pour en savoir plus, découvrez notre article Faire soi-même ou déléguer : à chaque implication son mode de gestion). Dans le cadre d’une gestion déléguée ou sous mandat, cette exigence de diversification reviendra à la société de gestion experte.

Rédaction achevée en janvier 2023, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.
Investir sur les marchés financiers comporte un risque de perte en capital.
Communication à caractère promotionnel.

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