Gestion privée – Caisse d’Epargne Gestion privée – Caisse d’Epargne Rendez-vous ?

Le magazine en ligne de la Gestion Privée Caisse d’Epargne pour vous guider dans vos projets patrimoniaux.

Rendez-vous ?
À Lire - Mécénat
2 min
1 avis

La première fois n’est pas toujours la bonne…

Où l’on découvre que le concerto est un plat qui se mange froid.

1859, Hanovre. Johannes Brahms, du haut de ses 25 ans, vient de présenter au public son tout premier concerto. Malheureusement pour ce compositeur et pianiste virtuose, l’accueil est plutôt froid… Mais ce n’est rien à côté de celui qu’il reçoit quelques jours plus tard à Leipzig. Cette fois, la pièce est carrément sifflée, avant d’être descendue en flèche par la critique !

Dire que le jeune homme avait mis des années à achever ce concerto… Suivant les conseils de son mentor Robert Schumann, Brahms s’était mis à la tâche pour composer une symphonie, avant de changer d’avis et d’en faire un concerto. Selon toute logique, on aurait donc dû y entendre une sorte de dialogue entre le soliste – Brahms lui-même, au piano – et l’orchestre. Mais le piano, au lieu de dominer, se fond dans les autres instruments. Le public ne s’y retrouve pas du tout !

Après quelques représentations infructueuses, ce Premier concerto est donc remisé au fond d’un tiroir. Bien des années plus tard, il finit pourtant par sortir de l’oubli. Et cela, grâce à la grande pianiste Clara Schumann – la veuve de Robert – qui le joue à plusieurs reprises, cette fois couronnées de succès.

Sacré clin d’œil du destin… Car si l’idée de cette œuvre lui est venue de Robert Schumann, Brahms l’aurait composée, au moins en partie, comme une lettre d’amour destinée à Clara ! Il lui écrit ainsi – après la mort de Robert Schumann : « Je consacre ces journées à peindre un tendre portrait de toi qui doit tenir lieu d’adagio. » Si Clara Schumann a été la source d’inspiration de cette œuvre majeure, elle a surtout permis de la révéler au grand public après des années d’oubli.

Brahms, que Schumann considérait comme un « nouveau Messie » de la musique, n’a pourtant pas toujours été bien reçu par le public… Mais il n’est pas le seul ! César Franck est un autre exemple de ces génies incompris, qui seront à l’honneur à l’Opéra de Tours les samedi 26 et dimanche 27 novembre. Pour réserver vos billets, c’est par ici !

Avez-vous trouvé cet article intéressant ?

Vous avez noté cet article.

ARTICLES SIMILAIRES