19 septembre 2024
Le magazine en ligne de la Gestion Privée Caisse d’Epargne pour vous guider dans vos projets patrimoniaux.
Où l’on découvre un jeu de balle mortel.
À la fin du XIXe, les sports de balle ont le vent en poupe. Henri Rousseau, peintre toujours à l’affut de sujets modernes, décide d’y consacrer son prochain tableau. Son choix se porte sur le football, dont tout le monde lui parle. Mais il y a un hic : l’artiste n’a jamais assisté à un seul match de foot.
Qu’à cela ne tienne, Rousseau préfère semble-t-il s’inspirer d’un autre sport en vogue à cette époque : la soule. Ce sport, qui se pratique alors depuis plus de huit siècles, emprunte son nom au petit ballon de cuir que se disputent deux villages. Le but ? S’en emparer afin de le déposer dans son camp, sur un lieu convenu. Les habitants victorieux gardent ensuite la balle chez eux, tel un trophée.
Mais bien que la soule soit considérée par certains comme l’ancêtre du football, ses règles en sont en fait très éloignées. C’est bien simple, il n’y en a quasiment pas !
Les joueurs peuvent être des centaines à s’affronter, par équipe. Et surtout, tous les coups sont permis ! À tel point que le jeu a même fait, par le passé, quelques victimes mortelles. On est donc bien loin de l’esprit du ballon rond.
Mais cela, le Douanier Rousseau n’en a pas la moindre idée. On comprend mieux pourquoi ses footballeurs saisissent le ballon des deux mains ou tentent une attaque de boxe en plein jeu ! Ça mériterait presque un carton rouge tout ça…
Pour participer au jeu-concours, c’est ici !